(S)exposer

J’ai eu le plaisir d’être présent au salon ART3F de Paris en janvier dernier.

Une expérience riche et positive à plus d’un titre (rencontres, retrouvailles, échanges, visites de galeries et aussi … quelques ventes !).
Mais ce que j’en retiens aussi c’est la difficulté de s’investir dans un salon qui engendre autant de visibilité (plusieurs milliers de visiteurs sur 3 jours) et de rester ancré dans son espace créatif, dans sa démarche, dans sa singularité.

Les promeneurs ne sont pas tous intéressés, ou n’ont pas tous le compliment aux lèvres, et parfois on se fait bousculer par des Instagrameurs fascinés par le stand d’en face !

Il faut garder la tête froide et se rappeler qu’une carrière ne se joue pas sur un salon, que les personnes les plus intéressées ne sont pas toujours les plus bavardes, et que de toute manière on ne peut pas plaisir à tout le monde.

J’ai plaisir à cultiver ma singularité créative, rester campé dans mon univers et tenu par mes solides influx d’inspiration. EN outre j’ai quand même été contacté par une galerie sur ce même salon, donc je ne peux qu’être ravi.

De toute manière, je pense qu’en art, la lenteur est source de richesse et de solide enracinement.

Salon Art3f par la photographe Elisa Blanchard

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