La dorure

L’orée d’une inspiration

Tout a commencé par une envie de donner plus de profondeur, de puissance, d’impact visuel et sensuel à mes créations.
J’ai ainsi testé dans un premier temps la peinture or (acrylique). Satisfaisant mais sans plus.

L’or était la réponse

L’or

Matériau sublime, exceptionnel et ultime, il fait briller les parures et les yeux, il révèle les formes et les détails, illumine le travail des créateurs… et leurs clients.
Mais c’est aussi un métal fragile et complexe. Il nécessite de la douceur et une touche de raffinement.

Étapes de dorure

  • Je choisis un matériau sec pour avoir un rendu plus qualitatif qui ne soit pas altéré par un séchage ou une déformation ultérieure. Toujours tester avant de passer à la réalisation finale, certains matériaux sont plus surprenants, capricieux.
    Ainsi le bois bien poli va-t-il bien accueillir la feuille d’or, là où un support plus brut, plus accidenté, va être moins conciliant.

  • Si vous choisissez un support inégal, attendez-vous à des surprises. Ainsi, sur du corail j’ai du m’y reprendre à plusieurs fois. Mais sur de l’oursin ça fonctionne très bien ;-) Rien n’oblige à faire du lisse à tout prix, mais ça peut impliquer une certaine irrégularité, il faut en tenir compte.

  • Comme j’utilise la feuille d’or dans un but artistique et non de restauration (meuble, miroir…) la préparation du support n’est pas la même : pas besoin d’utiliser de la colle de peau par exemple, ni d’enduit pour lisser au maximum. J’applique directement une mixion ou un vernis acrylique sur les zones à dorer avant de poser ma feuille d’or. la mixion est le produit professionnel idéal. Elle se trouve en boutique de loisirs créatifs.

  • La feuille d’or se prépare en parallèle : la saisir grâce à une palette (pinceau large et fin) et la déposer sur un coussin à dorer. Le coussin est en général un cuir retourné. Résistant et non adhérent. Vous pouvez vous procurer une chute auprès de votre cordonnier par exemple !
    Découpez la surface voulue et la saisir avec un appuyeux (pinceau à poils très fin) qui va l’attirer par son électricité statique.

  • Déposez le morceau de feuille d’or sur la zone enduite, appuyer légèrement ou souffler pour bien aplatir la feuille. L’appuyeux va pouvoir appuyer sans déchirer immédiatement la feuille, et donc permettre une meilleure application.

  • Soit vous utilisez une feuille plus grande que la zone à couvrir, en acceptant la perte, et vous couvrez tout d’un coup. Soit vous y allez à l’économie et vous employez différents morceaux pour recouvrir la zone ou masquer les zones vides en plusieurs fois. La feuille d’or étant extrêmement fine (0,014 mm ou 0,1 µm environ), vous pouvez les superposer sans que cela ne se voie trop. Mais c’est souvent moins régulier.

  • Laissez sécher quelques dizaines de minutes avant de nettoyer les surplus à l’appuyeux. Parfois je laisse plusieurs heures si le support n’est pas poreux, et donc la mixion va mettre plus de temps à sécher.

  • Si besoin les détails peuvent être ensuite grattés, au scalpel par exemple.

  • Enfin pensez à utiliser une protection si il peut y avoir des contacts ou frottements avec la surface dorée. Ce n’est pas nécessaire sur une œuvre exposée mais sur un bijou, si. Pour ma part j’utilise un vernis incolore ou une résine époxy qui va protéger tout en conservant la transparence et la brillance.

Pour travailler à la feuille de cuivre les étapes sont les mêmes, si ce n’est que la feuille étant plus robuste, elle peut éventuellement être manipulée à la main… mais avec précaution !

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